
Anecdote:
" Il m'est arrivé au cours de ces 4 mandats électifs de recevoir des missives peu sympathiques dans ma boite aux lettres personelle ccompagnées de menaces de mort. A l'occasion souvent d'une campagne pour les élections municipales :quelques mots anonymes bien sûr, accompagnés d'un petit dessin d'un cercueil, d'un homme pendu, du dépôt d'une balle d'armes à feu...Bien évidemment ce type de courrier rejoint la poubelle après avoir été lu "d'une fesse attentive". Des courriers , qui, s'ils n'impressionnent guère le destinataire sont de nature à inquiéter sa famille et ses proches. Qui peut bien , dans un pays démocratique se comporter de cette façon ? Quel opposant peut ainsi véhiculer la haine ? Je ne me connais aucun ennemi à Notre Dame d'Oé, n'appartient à aucune mafia, et n'ai jamais menacé la paix civile sur cette commune , en consacrant mes jours et mes nuits à défendre l'intérêt général. De telles situations sont malheureusement connues dans biens des communes et relévent de malades mentaux difficilement identifiables.
On se souvient qu'un déséquilibré mental était venu tirer sur les membres du conseil municipal de Nanterre, sans aucun motif, sinon celui de troubles psychiatriques.
En 2001 je fus chargé par Jean Germain d'étudier la mise en oeuvre possible d'une usine d'incinération des déchets dans l'agglomération tourangelle, dés lors que la fermeture du centre d'enfouissement de Sonzay était annoncé.Je n'imaginais pas , en acceptant cette mission d'intérêt général ,être la cible de tants d'arguments lamentables et de tant de menaces. Alors qu'il s'agissait d'étudier, de concerter, sans qu'aucune décision ne soit prise, je recevais chaque jour des lettres d'insultes, des accusations graves d'actes criminels. Les pratiques les plus odieuses furent utilisées allant jusqu'à m'accuser de vouloir tuer mes concitoyens en étudiant un tel projet, d'avoir déjà provoqué le cancer chez certains habitants.Lors d'une réunion publique à Neuillé Pont Pierre on fit témoigner une femme atteinte du cancer, qui considérait que sa maladie était liée à un incinérateur. Comme si une preuve formelle était ainsi démontrable! Comme si j'étais déjà coupable en mettant en oeuvre ce débat sur le traitement des déchets. Il existe partout dans le Monde des usines d'incinération de dechets , y compris dans les pays classés les plus écologiques. (ex:pays nordiques)Personne ne peut affirmer que le pourcentage de maladies cancérigénes y est plus important que dans une ville non dotée de cet équipement. Le débat est bien évidemment légitime.Il ne justifie pas toutes les accusationset les menaces à l'encontre de ceux qui sont chargés sur le terrain d'étudier des solutions techniques qui n'ont jamais été interdites au niveau national ou européen dés lors qu'elles respectent les normes.
Au cours de ces études le secrétariat de Touraine Propre ,que je présidais , et moi même furent l'objet de menaces de morts très ouvertement affichées par un habitant de Ballan Miré. Je ne prenais pas cette menace au sérieux quand la gendarmerie, qui connaissait l'auteur, me convoqua à une réunion en mairie de Ballan , en présence du maire (Michel Lezeau) pour me confirmer que cette menace devait être prise très au sérieux.L'auteur, déjà connu de la gendarmerie, était selon les forces de l'ordre, tout à fait capable de mettre ses menaces à éxécution. Son caractère paranoïaque l'invitait à se défendre et faire justice contre un élu qui , selon ceux qui agitaient des peurs sur ce projet d'usines, était accusé de vouloir attenter à la vie et à la santé de ses concitoyens.
La menace fut donc prise au sérieux, notamment quand je fus amené à animer une rénion publique sur ce dossier à Ballan Miré en présence du maire de la ville. La réunion qui avait réuni plus de 300 personnes dans une salle trop petite s'est tenue en présence d'une vingtaine de gendarmes en arme venus assuré notre protection. Drôle d'ambiance quand vous entrez dans ce type de réunion entouré de protecteurs armés!!! A cet instant vous pouvez en effet considérer que la vie d'élu peut être dangereuse et que vous vous êtes pas engagé dans la vie publique pour que votre épouse et vos enfants se retrouvent en deuil plus tôt que prévu.Lors du lancement de ce réflexion je n'avais pensé que je puisse être incinéré aussi vite !".