Dommage collatéral
A l'annonce de la dissolution de l'Assemblée Nationale j'ai songé aux centaines de collaborateurs parlementaires qui se sont brutalement retrouvés au chômage . Obligatoirement licenciés sans revenus avant vendredi de cette semaine .
Ayant occupé cette fonction d'assistant parlementaire entre 1981 et 1991 je sais l'inquiétude que peut susciter ces pertes d'emplois . Ce fut mon cas en 1986 lors d'élections législatives incertaines .Les 577 députés bien sûr sont concernés .Sachant qu'ils connaissent les règles du jeu et ne seront guère soutenus tant beaucoup considèrent qu'ils disposent d'un statut privilégié . Ils seront d'ailleurs rémunérés jusqu'en juillet .
Mais plus de 1700 secrétaires et assistants parlementaires se retrouvent à France Emploi. Certains seront reconduits si leur député et réélus. D'autres auront beaucoup plus de peine à rebondir . Marqués politiquement ils ne sont pas forcément les bienvenus dans le secteur privé . La reconversion dans la fonction publique est également difficile surtout depuis la fin du cumul des mandats et des députés-maires ( que la Macronie voulait rétablir !!!).
La situation peut paraitre anecdotique . Mais la fermeture d'une entreprise de prés de 2000 personnes décidées ainsi ,sans aucune anticipation, aurait fait la une des journaux .Créant forcément des probélems humains et familiaux .
Dés 1981 nous avions milités dans un cadre syndical pour améliorer le statut de ces personnels. Qui demeure très précaire 40 ans plus tard .
On ne connait de ces métiers que les conséquences de l'affaire Fillon, des emplois fictifs du RN ou du Modem à Bruxelles .....
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