Oésia...depuis 20 ans
Malgré l'observation des moindres détails lors de sa conception nous n'allions pas être à l'abri de difficultés dans la gestion du grand bateau d'Oésia .
Comme nous l'avions conté dans un précédent article nous avons dû engager une longue bataille juridique avec les concepteurs et les entreprises à la suite d'inondations du vastes sous sol . Liés à une erreur de conception . Le plancher bas du sous sol avait été implanté sous le niveau d'une nappe phréatique de surface . Des mois de procédures allaient être nécessaires pour obtenir des travaux de mises en conformité .
Autres malfaçons lors de l'installation des fauteuils qui avaient fait l'objet d'une mise en concurrence . Les fournisseurs ne sont pas légions et ventent chaque année leur mérite au Salon des maires à Paris dans des stands luxueux. Lors de l'installation de deux rangées de siéges amovibles au pied de la grande scéne l'entreprise retenue allait casser les carrelages . Ils ne furent jamais réparés . La société préférant perdre le bénéfice de sa caution que de dligenter des réparations.
On peut citer les visites annuelles des commissions de sécurité . Si chaque fois l'autorisation d'exploiter fut accordée ( grâce au travail du régisseur et des agents communaux) il fallut se plier à d'innombrables régles et exigences qui changeaient chaque année selon les interlocuteurs . Des travaux, des achats souvent couteux et contradictoires . Les gendarmes demandaient la protection des accés au parking pour éviter les stationnements illégaux. Les pompiers au contraire demandaient un accés libre pour faciliter l'accés de secours . C'est ainsi qu'Oésia fut envahi à plusiuers reprises par des gens du voyage en toute illégalité sans aucune réaction des services de l'Etat . Les élus sont ainsi confrontés aux évolutions réglementaires et à l'appréciation des agents de contrôles qui changent en permanence.
Au rang desquels :l'ascenseur . Lors du permis de construire la commission départementale d'accessibilité avait exigé la réalisation d'un ascenceur pour permettre aux personnes à mobilité réduite d'accéder au sommet du gradin . Des places furent réservées tout en haut de l'amphitéatre alors que des places étaient réservées devant la scéne à chaque spectacle pour accueillir les fauteuils et accompagnateurs . Si bien que l'équipement n'a pratiquement jamais été utilisé .
Lors d'une exercice incendie la salle se vida en 2 ou 3 minutes par les issues de secours . Une personne en fauteuil ,installée tout en haut du gradin, dut en revanche attendre que des élus viennent la descendre à main d'hommes ....car l'ascenceur utilisé pour monter à cette place se trouve bloqué en cas d'incendie . Pour que personne ne puisse rester coincé et oublié . C'est ainsi qu'un investissement important et des charges annuelles de contrôles et de maintenance obligatoires sont imposées pour une utilisation quasi nulle .....
A suivre ...
