Les particuliers, les entreprises,les collectivités locales doivent désormais composer avec une injonction : interdire la vente de véhicules à moteur thermique d'ici 2035. Une injonction qui peut avoir du sens sur le plan environnemental mais dont les moyens d'aboutir restent très flous.
Dans un pays xyzophrene qui dans le même temps explique qu'il faut réduire ....ses consommations d'électricité . Alors que les constructeurs autombiles continuent aussi à mettre sur le marché des SUV polluants très prisés par "les m'as-tu-vus" de la conduite ! ???
En distribuant des aides publiques ( payées à crédit par les contribuables) .Ce n'est pas nouveau puisqu'en 1999 quand la commune a acquis son premier véhicule électrique nous avions déjà bénéficié de fortes subventions (EDF,ADEME,Crédit Local de France...).
Des incitations qui ne sont pas accompagnées du mode d'emploi pour éclairer les consommateurs :
- sur les investissements à réaliser . Les constructeurs estiment qu'il faudra 5 à 7 ans pour résorber l'écart de prix entre un véhiclue thermique et son équivalent électrique . Malgré les aides le "VE" reste hors de portée pour les Français les plus modestes.
- sur le rythme d'installation des bornes de recharges dont beaucoup sont rapidement hors d'usage faute de maintenance et fortement déficitaires pour les opérateurs
- sur l'évolution dans le temps des technologies et notamment de l'autonomie des véhicules qui reste un frein au changement
-sur la fabrication des batteries ,dont les prix explosent., à l'aide de matériaux ( cobalt, métaux rares, lithium....) dont l'exploitation reste très polluante. Des matières premières qui viennent d'Asie et d'Afrique en rendant le marché européen totalement dépendant ( tout autant qu'au pétrole)
- sur la course contre la montre des constructeurs français avec leurs concurrents chinois prêts à envahir le monde (cf Salon de l'automobile 2022)
-sur la question d'une électricité décarbonée en quantité suffisante . 23 ans se sont écoulés entre l'achat de notre Berlingo électrique en 1999 et aujourd'hui sans que les pouvoirs publics aient beaucoup avancé sur la production d'énergies vertes.
- sur le volet social du dossier qui s'annonce douloureux . Dés lors que l'assemblage d'un VE nécessite deux fois moins d'heures de travail qu'un véhiclue thermique il faut s'attendre à la suppression de dizaines de milliers d'emplois dans la filière .
En Indre et Loire les communes et le Syndicat Intercommunal d'Electricité (SIEIL)ont réalisé un important travail pour constituer un réseau performant de bornes de recharge, s'équiper de ces nouveaux véhicules ..... Mais il n'est pas certain que les conséquences de ces choix nationaux et européens aient bien été anticipés .... On attendra la vérité ....un jour !
Restons optimistes et désinformés .....

Notre Dame d'Oé n'a pas attendu les injonctions pour s'équiper pour la traction électrique ....
