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Les potins de la com...maire
12 février 2021

Consigne du verre

La loi climat et résilience vient en débat au Parlement reprenant une partie des propositions de la convention citoyenne . Toutes ne sont pas reprises , beaucoup sont reportées, certaines sont édulcorées  contrairement aux affirmations présidentielles qui annonçait que l'intégralité  serait intégrée dans la loi ..

Pas étonnant  quand on sait que les mesures affichées n'ont pas été chiffrées prélablement  ni analysées avec réalisme . 

Parmi celles ci je citerai la consigne du verre . Dont les modalités ne sont bien évidemment pas connues à ce stade .

Voilà une idée  souvent évoquée qui encouragerait le recyclage et économiserait des matériaux . Pourquoi n' y a t'on pas pensé plutôt ?

Notre génération a connu cette pratique dans les années d'après guerre avec la consigne des bouteilles de lait et des vins de consommation courante .... D' horribles picrates bon marché vendus dans des litres étoilés qu'il fallait rapporter à l'épicerie du coin . Les enfants se faisaient un plaisir de rechercher les bouteilles abandonnées ici ou là pour obtenir quelques sous .

Mais les modes de consommation ayant changé une grande diversité de produits a été mise sur le marché complexifiant forcément les filères de tri et recyclage . 

La mise en place de la collecte sélective des déchets a conduit à généraliser et simplifier les systémes de tri par la mise en place de conteneurs d'apport volontaire permettant de collecter tous les verres ménagers : bouteilles de toutes sortes, bocaux, flacons ....Ebréchés, cassés , tous les verres ménagers sont ainsi repris  et valorisés quels que soient leur état , leur couleur ,leur forme ....Les tonnages collectés sont ensuite transportés vers des fonderies pour la fabrication de nouveaux contenants. La gestion du systéme a été confiée aux collectivités locales qui ont dû investir dans des conteneurs de collecte, faire appel à des agents et du matériel specifique de collecte .

Les délais pour la généralisation de la consigne ont été repoussés dans le projet de loi , le législateur considérant que le systéme de consigne rémunéré n'apparaissait pas réaliste.

Dans les faits cette pratique imposera de mettre en place des points de collecte dans chaque magasin en favorisant les grandes surfaces qui disposent d'importants moyens et traiteraient d'importants volumes . Ce nouveau systéme devra forcément cohabiter avec celui des collectivités locales déjà existant  pour traiter tous les gisements ....en augmentant les coûts .

Le systéme se complexifie en effet  quand on examine la très grande diversité des contenants . De l'eau minréale aux jus de fruits , aux bocaux , aucun contenant n'est identique , aucun n'est originaire de la même région . Ce qui supposera de trier en amont puis d'organiser  des fillières de transport pour rapporter ces produits  sur leurs lieux de fabrication pour être lavés et de nouveaux remplis .  Coûts de transports, construction et fonctionnement de chaines de lavage chez les producteurs, consommation d'eau potable pour le lavage  ....Quel bilan carbone ? Qui devra gérer les produits non rapportés en magasin ? Que fera t'on des refus ? 

Pour que le systéme puisse  à terme fonctionner il faudrait tendre vers  l'uniformisation des bouteilles . L'Allemagne l'a fait pour certaines bouteilles de bière . Mais pas certain que la profession viticole accepte de se priver de bouteilles diversifiées nées de l'histoire et de la spécificité de chaque  vignoble . Acceptera t'on de mettre du vin d'Alsace dans une bouteille de Bordeaux ? Chaque viticulteur acceptera t'il de perdre sa marque de fabrique, son blason  ...?

Faute de quoi il faudrait mettre en place des norias de camions pour rapporter les précieux flacons vers leurs lieux de production . Exemple : une bouteille de Sylvaner consommée à Tours devrait être transportée en Alsace pour être à nouveau remplie ? 

Dans le cadre des Trophées de Touraine propre j'avais récompensé par le passé des viticulteurs de la région qui avait instauré ce type de consigne pour leur fidèle clientéle . Dans une logique de proximité et de fidélisation la pratique était possible dés lors que le viticulteur ( ou un groupement local de viticulteurs) s'équipe d'une chaine de lavage .

La généralisation à grande échelle semble conduire le gouvernement à se presser lentement ..... A suivre .

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Vers un changement de la collecte sélective du verre ????

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22 janvier 2021

Le pari du développement économique (3)

Après l'épisode des discussions avec la ville de Tours, nous allions nous lancer dans l'aventure .Sans grands moyens financiers , sans services municipaux en capacité d'ingenierie, il fallut compter sur la seule détermination des élus pour engager ce projet . 

Il convenait en premier lieu de maitriser le foncier nécessaire . Si le principal propriétaire était vendeur ,ses prix de vente étaient supérieurs aux estimations des Domaines . Pour éviter d'emprunter et d'endetter la commune, de recourir à l'expropriation qui aurait allongé les délais de procédure,  nous allions passer un accord avec lui pour accepter un prix négocié ...avec un différé de paiement . Le propriétaire accepta d'être payé 2 années après le transfert des terrains à la commune . Nous faisions ainsi le pari que la revente des terrains viabilisés permettraient de le rembourser dans un délai raisonnable sans financer de frais bancaires .

Pari un peu risqué car il était nécessaire de viabiliser les terrains acquis sans retard et de trouver des acquéreurs potentiels au plus vite  . Contrairement à ce qui se pratiquait habituellement dans les parcs d'activités de la région qui commercialisaient des terrains délimités avec des superficies définies à l'avance , nous allions décider de vendre des "escalopes foncières" à la demande selon les besoins des entreprises . Nous pouvions ainsi proposer des petits ou des grands terrains selon le souhait de l'acquéreur . Ce fut un facteur de réussite .

Nous allions aussi veiller à ne pas accepter d'entreprises polluantes sur le secteur situé non loin des zones d'habitat ( Milletière- Les Douets ) . Ces quartiers construits par la ville de Tours souffraient déjà des odeurs pestilentielles d'une entreprise de fabrication de suif implantée en bordure de l'avenue Gustave Eiffel sur Tours . La société , qui fermera ses portes quelques années après nos premiers travaux dans les années 90, traitait des déchets carnés de l'abattoir voisin . Infecte et insupportable pour le voisinage . Pas question pour nous d'accepter sur ce site la moindre nuisance .

Sans aucun intermédiaire le maire et ses adjoints se tranformèrent en aménageurs, agents immobiliers, conseillers techniques ... La mairie oésienne était le seul point d'entrée pour les futurs acquéreurs , assurant un service intégré , répondant à toutes les interrogations des chefs d'entreprises : raccordement aux réseaux, permis de construire, cession foncière, financements .... La viabilisation s'effectuait au fur à mesure des ventes , avec parfois quelques petites entorses au code de l'urbanisme ( que je maitrisais bien) pour ne pas retarder les implantations . Efficacité oblige , en évitant le maximum de  tracasseries administratives aux ches d'entreprises qui allaient investir sur notre territoire .

Le succés fut rapidement au rendez vous . Le bouche à oreille, la satisfaction des première entreprises accueillies , la faible taxe professionnelle allaient rapidement attirer les professionnels . 

Une rencontre fut notamment déterminante . Avec un chef d'entreprise spécialisé dans la charpente métallique , qui disposait d'un bon carnet d'adresse, et attira sur l'Arche d'oé pluisieurs investisseurs pour lesquels il allait réaliser les bâtiments . Avec des délais très court et des prestations de qualité qui allaient conforter le succés de notre zone communale . Je sympathisais avec lui:  Gérard Taillard . Avec qui nous allions concrétiser de belles implantations . Nous lui devons aussi la création du parc aux Daims de la Pérrée . Propriétaire d'un grand parc dans la vallée du Cher , Gérard Taillard ,m'avait offert des daims , qui se reproduisaient chez lui annuellement .  Au point d'envisager de baptiser une rue oésienne de son nom pour le remercier de son soutien à nos projets !!!. Le développement économique s'accompagnait ainsi d'un projet environnemental apprécié de la population .

La qualité environnementale devait rester l'une de nos préoccupations majeures avec notamment la création d'un premier bassin de rétention des eaux de pluie sur la commune, la protection au Plan d'Occupation des Sols  des espaces verts voisins et de leur biodiversité , qui seraient intégrés plus tard au parc de la Cousinerie .

En un peu plus d'un mandat électif nous allions acceuillir près de 60 entreprises dans l'Arche d'oé et 1500 emplois . Des heures de travail bien récompensées avec de belles rencontres . Je me souviens de Sophie Auconie, agent immobilier dans un grand groupe, spécialisé dans l'immobilier d'entreprise , à qui nous avions "piqué "un beau projet d'implantation . Elle deviendra députée europénne , députée à l'Assemblée nationale, et ma collègue à Tours Métropole . Je me souviens d'André Desvages , champion cycliste professionnnel , qui créa son entreprise d'import-export de pièces détachées de vélo dans l'Arche d'oé avec notre appui.  . Et tous ces entrepreneurs  que nous avons pu accompagner : Marceul, Passenaud,Aracil ,Roulliaud ... Au grand dam des élus tourangeaux qui assistaient à ces implantations chez leur petit voisin....

A suivre 

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Visite de François Bonneau, président du Conseil régional , chez Signal Concept implanté par M.Aracil père  dans l'Arche d'oé dans les années 90 ,lauréat de plusieurs prix d'innovation . 

20 janvier 2021

Le pari du développement économique

En 1989 la commune oésienne que nous venions de conquérir , comme de nombreuses communes peri urbaines, ne comptait que quelques artisans , principalement dans les métiers du bâtiment,qui benéficiaient  du développement de l'urbanisation pavillonaire .

Les recettes fiscales de la taxe professionnelle s'élevait à moins de 150000 francs par an ,rendant impossible la réalisation des équipements que nous souhaitions proposer à la population dans les domaines éducatifs, sportifs, culturels ....

Seul le pari du developpement économique nous permettrait d'attirer des emplois et des richesses fiscales . 

Nous avions vite perçus que cette petite commune "défavorisée" , comme je n'ai cessé de l'affirmer , disposait d'atouts indéniables  pour acceuillir des entreprises :

- ayant participé dans le cadre de mes activités professionnelles à l'élaboration du schéma directeur de l'agglomération tourangelle j'avais vite perçu que la ville de Tours ne disposait plus de parcs d'activités offrant des terrains disponibles au nord . Jean Royer , maire de Tours depuis des décennies et jusqu'en 1995, avait en effet transformé ses parcs d'activités en zones d'habitat . Le quartier de la Milletière s'était ainsi construit sur des terrains initialement prévus pour des activités économiques . 

- la concurrence exercée entre municipalités pour attirer des entreprises sans aucune coopération intercommunale , jouait en faveur de Notre Dame d'Oé qui disposait d'un taux de taxe professionnelle parmi les plus faibles de l'agglomération . Le taux de TP  était deux fois supérieur à Tours que sur notre commune . En clair , pour une entreprise  l'implantation sur notre territoire se traduisait par une économie fiscale conséquente.

- la commune oésienne disposait de terrains disponibles , non aménagés et abandonnés par l'agriculture , limitrophes des grands parcs d'activités de Tours Nord dans le secteur des Douets .

En ce début de mandat nous n'avions en revanche aucun moyen financier pour nous lancer dans l'aménagement d'une zone d'activités communale. 

Et pourtant ...quelques années plus tard les 37 hectares de l'Arché d'oé 1 étaient entièrement occupés par des entreprises et nous refléchissions à la création d'une deuxiéme  parc économique à l'Est du RD 29 ....

Une histoire locale à suivre sur ce blog dans les prochains jours ..

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9 février 2021

Aires d'accueil des gens du voyage ....Pour comprendre

Pour justifier son absence d'intervention sur le sationnement illégal  des gens du voyage sur de nombreux sites publics et privés du département les services de l'Etat font valoir que les collectivités locales ne respecteraient pas les dispositions de la loi Besson (1990) sur la création des aires d'accueil . le rejet de responsabilité bien connu pour ne rien faire .

Qu'en est -il ?

- Il conviendrait d'abord de définir le terme de "gens du voyage"  car un certain nombre d'entre eux qui occupent les parcs d'activités, les entreprises, les terrains municipaux ne voyagent plus depuis longtemps . Ils vivent en caravanes de saut de puce en saut de puce dans un rayon de quelques kilomètres tout en refusant toute sédentarisation . 

- Il faut savoir que le plan départemental concernant les aires d'accueil est globalement respecté  et que la quasi totalité des communes et intercommunalités sont en régle avec ce plan 

- Toutes les communes de moins de 5000 habitants ne sont pas tenues de réaliser ces équipements . Elles sont donc de fait en conformité avec la loi . Ce qui ne les empêchent pas de subir les occupations illégales . Quand une procédure d'expulsion est décidée ,après une procédure de plusieurs jours, le probléme se déplace  sur un autre site, à quelques centaines de métres  . La Préfecture peut égrener ses statistiques d'expulsion .... Ces démarches n'ont aucune efficacité et  n'apportent aucune solution .

-  Quand il existe des aires d'accueil et de grands passages  , financées à grands frais par les collectivités locales , quels constats peut on établir :

- 1) Ces aires d'accueil sont occupées en permanence par des groupes qui ne voyagent quasiment plus , interdisant aux "voyageurs "de s'y installer

- 2) Ces aires d'accueil sont sous utilisées . Refusant de régler une petite contribution de sationnement les GDV préférent s'installer là où ils veulent sans rien payer . Certains  groupes refusent aussi la cohabitation avec d'autres sur un même site . De fait les taux d'occupation des aires d'accueil  sont faibles notamment dans la métropole . L'Etat continue pourtant à exiger de nouveaux terrains d'accueil ( sans contribuer à leur financement)... qui ne servent à rien.

- 3) Depuis quelques années  les collectivités locales passent leur temps à réparer des installations vandalisées . Volontairement saccagées pour démontrer que les aires dites "d'accueil " proposées sont insalubres et inadpatées . On peut utilement interroger les maires  sur les montants dépensés (Chambray, Luynes ....)

Le nombre d'aires ne sera donc jamais suffisant , d'autant que les populations augmentent, et que les flux de déplacements ne sont pas gérés .

Les grands rassemblements  estivaux exigent d'être accueillis sans se préoccuper des taux d'occupation des aires existantes . Quand un citoyen ne reserve pas sa place dans un camping ou un hôtel déjà complet  il reprend son véhicule et cherche ailleurs .  Tel n'est pas le cas pour cette communauté de citoyens français  qui iront jusqu'à bloquer la ville pour s'installer là où elle le décide .

La réference permanente au respect de la loi Besson n'est donc qu'un alibi  pour des services de l'Etat ...impuissants .

Le droit à la différence , à la libre circulation , ne justifie pas cette situation .  

A suivre ...

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Des terrains communaux ou privés  occupés illégalement ( ici Oésia) alors même que des places sont disponibles sur les aires d'accueil .

 

16 janvier 2021

Passoires thermiques

Le gouvernement paufine le projet de loi sensé reprendre les propositions de la convention citoyenne sur le climat . 150 Français tirés au sort , sans représentativité établie, qui ne vont pas tarder à déchanter tant leurs propositions ont été "décricotées" ou repoussées .

Rien de surprenant . 

La convention citoyenne proposait notamment une obligation globale de rénovation de l'ensemble des logements dés 2024. Cette obligation ne sera pas reprise dans le projet de loi . Matignon attendrait les résultats d'une mission de travail sur le financement de la rénovation de ces passoires énergétiques . 

Sans doute aurait-il fallut commencer par là , avant d'affirmer , comme le Président de la République , prit à son propre piége, que l'intégralité des propositions des conventionnels seraient mises en oeuvre . 

La métropole tourangelle  s'était livrée à cet exercice pour mesurer l'impact financier de telles mesures . Pour isoler 20% du parc résidentiel de l'agglomération et 40% du parc tertiaire qui le nécessiterait le montant des travaux était estimé à 2,2 milliards d'euros pour la seule métropole tourangelle en 10 ans . 

Pas étonnant que le gouvernement tergiverse quand les caisses sont vides et que la dette publique explose . 

Mme Wagron ,ministre délégué au logement, évoque une interdiction de location des passoires énérgétiques (catégorie G) à partir de 2023. Soit 90000 logements sur les 4,8 millions récensés comme devant être rénovés !!!

Les élus locaux savent bien les délais nécessaires pour monter des programmes , obtenir les financements , trouver les entreprises en capacité d'assurer des travaux dans de tels délais . 

La ministre ne dit pas comment seront financés les logements de substitution dans un pays qui a vu s'effondrer la construction locative depuis 2017 ?

Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent !!!

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5 février 2021

Le meilleur déchet est celui que l'on ne produit pas ....

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La presse locale et nationale s'est faite l'écho des difficultés de tri des déchets  et d'une augmentation des volumes produits en 2020.

Comme indiqué dans un précedent article  de nouveaux produits ont été consommés du fait de la crise sanitaire ( désinfectants, masques...) qui ont conduit à créer de nouvelles filières de récupération et de recyclage . Mais l'explosion du commerce par correspondance ( plus 8% en un an) a surtout multiplié les flux de colis et d'emballages .

Pendant plus de 20 ans je n'ai pourtant cessé d'entendre les conseilleurs et les "sachant "qui expliquaient comment réduire dratiquement le volume des déchets . Il est ainsi démontré ,malgré les efforts consentis en terme de communication , de sensibilisation, qu'il ne suffit de décréter pour réussir . Les élus locaux ne disposent pas de baguette magique pour changer du jour au lendemain les pratiques de consommation .

Des centaines de millions d'euros ont pourtant été dépensées chaque année dans la métropole et dans le département pour des campagnes d'information sur la prévention des déchets à la source, le recyclage ....Dés l'école , lors des fêtes et manifestations locales , dans les quartiers d'habitat collectif par des campagnes en porte à porte, avec les bailleurs sociaux , le recrutement "d'ambassadeurs du tri "... 

Les pratiques de consommation ne changent qu'à la marge et lentement , dans un univers où l'omniprésence de la publicité ne cesse de créer de nouveaux besoins, des modes ... 

Les enquêtes que nous avions pu mener lors des campagnes "Stop pub" démontrent que les citoyens sont davantage intéressés par les publicités que par les infos diffusées par Touraine Propre ou les intercommunalités sur la prévention des déchets . Selon cette enquête dans l'agglomération chaque boite aux lettres recevait en moyenne 35 kg de publicité non adressées par an .Et 65 % des personnes interrogées affirmaient consulter systématiquement ou occasionnelement ces supports de com . On peut comprendre pourquoi les entreprises commerciales continuent à inonder la population de prospectus et plaquettes plus ou moins luxueuses .

A la recherche notamment des promotions, des soldes ...En particulier dans les quartiers populaires où  la précarité , la misère , ne placent pas la prévention des déchets au rang des toutes premières priorités .  La "caractérisation des poubelles " illustrent parfaitement l'inégalité des modes de consommation selon les quartiers et les niveaux de vie . Davantage de boites de conserves, de boissons sucrées, moins de produits frais ....

C'est pourquoi il restera encore longtemps des déchets résiduels à traiter ....

A suivre .

12 janvier 2021

Cheval dans la ville (2)

Gouverneur fut à l'origine de diverses initiatives et demandes . Enfants et ainés oésiens sollicitaient régulièrement  des promenades en caléche  . Il fut aussi invité à la Foire agricole de Tours , emprunté pour des travaux de débardage en fôret ...

L'une de ses premières sorties officielles fut à Vouvray pour participer au Comice agricole . Le déplacement vers le chef lieu de canton s'effectua à pied  . Des incidents émaillèrent son séjour la veille de la fête .Durant la nuit  l'animal fut importuné dans son parc par des jeunes fêtards rendant furieux le percheron qui d'un coup de sabot plia en deux les barreaux d' une barrière métallique de type Vauban . Juste pour signaler la puissance de ces animaux . Il fallut beaucoup de patience et le savoir faire d'une vétérinaire pour que le cheval retrouve son calme et sa sérénité . Malheureusement un nouvel incident survint le lendemain lors du défilé du comice . Les organisateurs avaient eu la mauvaise idée de placer le percheron communal et sa belle charette bleue toute fleurie devant une fanfare municipale . J'avais souhaité être présent pour veiller  à la sécurité sur le parcours . Bien m'en pris puisque le cheval s'emballa et rua dans les brancards dés que les musiciens se mirent à jouer   . Nous réussimes à éviter qu'il ne fonçe dans la foule en le retenant vigoureusement avec les agents et élus présents .  L'attelage fut déplacé dans le cortége loin des émissions sonores bruyantes . Le parcours se terminera sans encombre sous les applaudissements des spectateurs . Le soir même je rentrais à pied à Notre Dame d'Oé accompagné de Gouverneur ....

Pour illustrer combien introduire des chevaux de trait dans la ville impose une parfaite maitrise de ses peurs et des risques dans un milieu parfois peu familier .

Nous allions aussi bénéficier de dons concernant la traction hyppomobile :

- un " travail "utilisé à Paris quand les transports urbains s'effectuaient avec des chevaux . Utilisé pour le ferrage mais aussi des interventions de soins voire d'opérations chirurgicales .Il fut longtemps exposé sur la place de l'ancienne mairie suscitant la curiosité , avant de rejoindre le parc de Mazières 

- un corbillard .Celui des Funérailles d'antan chantées par Georges Brassens , quand les défunts étaient tractés au pas lent des chevaux vers leur dernière demeure . Restauré par les agents municipaux et des bénévoles le véhicule est installé sous un abri au cimétière communal .

Gouverneur blanchissait lentement sous le harnais et prenait une robe plus habituelle chez les percherons . 

Pour ne pas s'ennuyer quand il ne travaillait pas il reçut la compagnie dans son enclos d'une petite chévre offerte à René Chazerie , maire adjoint , par sa commune d'origine :Chaussenac dans le Cantal avec laquelle nous avions tissé des relations amicales . Elle se nommait Scarlett et accueillait les visiteurs avec de vigoureux coups de cornes . Mais le spectacle attirait les visiteurs puisque le plus grand plaisir  de la chévre  était de monter sur le dos du percheron. ....

La réusssite du projet nous conduisit à acquérir un second cheval pour former un attelage ....

A suivre 

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Gouverneur et Scarlett

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Le cheval dans la ville contribua à préserver des élements de patrimoine ...hippomobile 

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1 février 2021

Boucher les trous ....

Nous allons poursuivre la réflexion sur le sujet du traitement des déchets dans la métropole tourangelle par un rappel historique .

Beaucoup dans l'agglomération ignorent en effet  comment étaient traitées les ordures à l'après guerre et jusque dans les années 80. . 

La pratique la plus répandue dans tous les villages  était celle de l'enfouissement dans une décharge communale .Un trou dans un espace un peu éloigné des habitations , où les déchets étaient parfois brûlés pour faire de la place . La collecte s'effectuait le plus souvent avec un cheval et une charette . A Notre Dame d'Oé  des déchets enfouis furent notamment retrouvés lors de la construction du vaste quartier de l'AFUA de la Noue . Des carrières servaient de dépôts avant d'être comblés et recouverts de terres à vocation agricoles . Des études de sols furent préconisées avant l'implantation de certains pavillons .

Les déchets furent longtemps évacués vers la décharge de Rochecorbon . Des décharges qui furent progressivement abandonnées .

A Tours  cette pratique de l'enfouissement dans le moindre espace non urbanisé  s'était généralisée et permit à la ville de conquérir des terres inoccupées . Après la guerre le moindre trou de bombe était comblé par des ordures ménagères , à une époque où le tri était totalement inconnu . 

C'est ainsi que la côte de la Bergeonnerie, les rives du Cher au Menneton , le site du parc des expositions servirent durant de longues années de décharges ...non controlées . Dans les années 60.70 Jean Royer , maire de Tours,comblaient encore le site du stade nautique, du lac et des jardins familiaux installés sur un gisement de 7 à 8 métres de déchets .  A l'époque les jardiniers récemment installés s'amusaient à faire brûler les bulles de méthane qui surgissaient au beau milieu de leurs légumes .

Des gisements toujours présents ,régulièrement mis à jour lors de travaux  dans la métropole . Ikéa, le village gastronomique, la rivière de contournement du Cher aux Fontaines, la chaufferie biomasse du Menneton  ont été battis sur des gisements de déchets qu'il fallut prélablement évacuer tout en renforçant les fondations .

Il fut même question  de combler le canal entre le Cher et la Loire où passe l'autoroute A.10 . Un ingénieur de la ville de Tours avait publié une étude proposant aux élus ce site d'enfouissement potentiel . Il ne fut pas suivi , mais Jean Royer y autorisa le passage d'un axe routier transnational  en plein coeur de la cité ;

Les Tourangelles et Tourangeaux  ignorent aussi qu'il existait à Tours une usine d'incinération sur le site du Menneton aux rives du Cher . Qui devait fermer après la guerre . Certaines maisons des quartiers voisins furent même construites en utilisant des mâchefers d'incinération . 

Des années plus tard le traitement des déchets est toujours un sujet de débat 

A suivre

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Le parc des expositions ....Un vaste espace autrefois  utilisé par la ville pour enfouir ses déchets.

9 janvier 2021

Pont Wilson

Histoire-

Le pont Wilson a fait de nouveau la une de l'actualité locale en 2020 avec sa fermeture à la circulation .

Notre génération se souviendra bien davantage de l'effondrement du " Pont de Pierre "le 9 avril 1978. 

Ce que les tourangeaux ignorent sans doute, c'est que les plans originaux de cet ouvrage d'art sont archivés ...à Notre Dame d'Oé .Ils furent réalisés par Philippe Vallée du Haut Mesnil , ingénieur en chef du départment d'Indre et Loire , né en 1712, qui vécut au domaine de la Chassetière en Oésie .

J'ai eu la chance de consulter ces précieux documents qui servirent à la reconstruction du pont plusieurs fois endommagé , notamment pendant la deuxiéme guerre mondiale . Monument inscrit à l'inventaire des Monuments historiques est une propriété privée qui ne se visite malheuresuement pas . J'avais eu le privilège d'être invitée par sa propriétaire  à découvrir cette demeure qui abrite bien d'autres trésors .... 

Une rue oésienne porte le nom de Vallée du Haut Mesnil auquel les Tourangeaux doivent la possibilité de circulare à vélo ( ou en tram) sur ce patrimoine .

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La Chassetière à Notre Dame d'Oé 

8 janvier 2021

Sport professionnel

L'attribution d'aides financières aux clubs professionnels de haut niveau fut un débat fréquent au sein du conseil communautaire puis métropolitain . Avec plusieurs clubs pratiquant au niveau national la métropole tourangelle était fréquemment sollicitée .

Le débat était toujours interessant voir animé sur l'intérêt d'apporter des soutiens ,issus des impositions locales , à des clubs, aux statuts le plus souvent  d'entreprises privées , qui n' hésitaient pas à engager des dépenses somptuaires pour atteindre l'élite nationale ou internationale . Avec parfois des gestions relevant de la grande cavalerie , des dettes importantes ....

Les élus demandeurs ( des plus grandes communes) faisaient valoir l'intérêt médiatique et les retombées économiques de ces grands clubs sur les villes ayant su développer des sports populaires de haut niveau comme le foot ball . Ce qui reste à démontrer !D'autres soulignaient le caractére excessif des dépenses , notamment dans la masse salariale, dans des communes et métropoles moyennes . 

On se souvient que l'agglomération tourangelle dû entretenir pendant un temps une équipe championne de France de basket, un club de foot en division 1, une équipe de hockey au plus haut niveau, bien avant que le volley se distingue au niveau européen . J.Germain et son équipe élue en 1995 se souviennent  combien la mariée était trop belle et les efforts qu'il fallut consentir pour éponger les dettes . 

Les plus petites communes faisaient valoir qu'elles ne percevaient quant à elle que les recettes de droit commun pour les associations locales, même si parfois leurs clubs atteignaient de trés bons niveaux sur des sports ...plus confidentiels . C'est ainsi qu'une commune telle que Notre Dame d'Oé disposait d'une équipe de bowling championne de France , organisait des compétitions nationales d'équitation, ou de squash, ...sans aide métropolitaine spécifique .

Le conseil métropolitain reçut donc plusieurs dirigeants de clubs venus expliquer leurs difficiles situations financières et l'indispensable appui éxigé des collectivités locales .Citant pour exemple des métropoles plus généreuses ....

Les élus accuillirent ainsi les responsables du TVB, de l'UST rugby ...Ces derniers avaient élaboré un projet pour accueillir une équipe de la Coupe du Monde en 2023.

Nous avions également reçu longuement Jean Marc Ettori , homme d'affaires et président du Tours FC . Un club qui ne brillait pas par ses résultats , ni semble t'il par sa sitaution financière . Simples observateurs les maires présents comprirent très vite que les relations n'étaient pas au beau fixe entre l'ancien maire de Tours Christophe Bouchet ( qui avait présidé l'Olympique de Marseille ) et le président Ettori . Il lui fut très difficile de faire accepter une augmentation des subventions pour sortir la tête de cette impasse.

Je connaissais bien ce club dont je fus licencié durant une dizaine d'années ( 60-70. ). Je rappelais à son président qu'un club se construisait aussi par un réseau d'anciens joueurs, de benévoles, qu'il fallait fidéliser et associer .... Je lui rappelais qu'en une trentaine d'années suite à l'arrêt de mon activité sportive jamais je n'avais été invité au stade pour assister à un match ou une rencontre conviviale .... Un détail sans doute ...

Un stade de la Vallée du Cher inauguré en 1978 sur décision de Jean Royer . Un maire de Tours qui avait présenté ce projet lors d'une assemblée générale du club à l'Hotel de Ville ,à laquelle je participais ...Il devait ce jour là décider seul .... d'en prendre la présidence . 

Le président Ettori fut en revanche particulièrement convaincant en présentant un diaporama des installations des équipements sportifs utilisés par le club . Dans un état de vétusté assurément indigne d'une équipe nationale . Tant au niveau des vestaires, des terrains d'entrainement .... Un constat que plusieurs   maires étaient en capacité d'effectuer sur leurs propres communes .Un constat effectué également par les dirigeants du rugby tournageau ...

Avant d'augmenter les subventions et aides financières à perte et sans limite , le conseil métropolitain dû  convenir qu'un effort conséquent devait être engagé sur la remise en état des équipements de la ville centre où des investissements colossaux s'avéreront nécessaires ( stade, opéra, écoles...).

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Jean Marc Ettori, président du TFC ,auditionné par le conseil métropolitain .

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9 décembre 2020

Auxiliaire de gendarmerie

Anecdote .

En cette belle soirée d'été le téléphone sonne . Un gendarme de service me demande de me rendre au stade de football pour faire cesser le bruit d'un rassemblement festif ....Aucune patrouille ne peut se déplacer ....Maire à tout faire 

Je regarde l'heure ....Il est 22h05 .

Je précise au gendarme standardiste que je n'ai pas l'intention d'aller faire la police . Le club local  organise une petite fête qui a été déclarée en mairie  . Certes l'horaire légal est dépassé de quelques minutes mais la tolérance voudrait qu'un tel événement inhabituel puisse être compris . J'aurais accepté d'être alerté si les festivités s'étaient prolongées fort tard dans la nuit ,mais ce n'était pas le constat établi .

Le gendarme mécontent m'explique qu'il a reçu une plainte d'une riveraine, dans son bon droit, puisque le bruit devient un délit à partir de 22h. Je remercie le gendarme de cette  information que je suis sensé faire respecter toute l'année ....Je lui confirme que ni l'heure des faits, ni les circonstances ne justifient d'alerter un maire à son domicile dans de telles circonstances ....Le bien vivre ensemble suppose d'accepter occasionellement des rencontres conviviales de ce type un peu plus tardivement qu'à l'habitude .  Je l'invite à faire preuve d'un peu de bon sens et lui explique que les élus ne sont pas auxiliaires de gendarmerie . Je lui demande s'il se permettrait de déranger ainsi le maire de Tours ou de Saint Cyr sur Loire pour de tels faits ???

Je raccroche le téléphone assez mécontent . Combien de fois les maires des communes moyennes et petites sont ainsi appelés pour des interventions de police quand les forces de l'ordre nationales sont indisponibles ?

J'apprendrai le lendemain que mes observations n'ont pas été appréciées par l'Etat major de la gendarmerie départementale .De fait les échanges téléphoniques avec le planton de service sont enregistrées .....

Maire à tout faire ....

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25 janvier 2021

Le pari du développement économique ( 5)

L'annonce de l'implantation d'un cabaret près du quartier des Douets allait susciter des inquiétudes chez les riverains . Toutes les précautions avaient été prises pour limiter les nuisances  mais de nouvelles polémiques allaient nous mobiliser . Moindres que celles (déjà évoquées sur le blog) provoquées par le projet d'implantation du centre de tri Passenaud . Mais il fallut plusieurs rencontres avec l'association de quartier pour  calmer la protestation .

De fait "Extravagance" ne fit jamais l'objet de la moindre plainte après sa mise en service . Comme souvent "les Français crient avant d'avoir mal ". Depuis 30 ans aucune entreprise n'a générée le moindre probléme dans ce secteur . Beaucoup moins vrai de certaines entreprises tourangelles qui polluèrent à plusieurs reprises le ruisseau de la Fontaine de Mié qui longe la rue de Suéde à Tours Nord . 

Les ennuis allaient aussi  venir de séjours indérisables ( poids lourds et gens du voyage) , ou des pojets d'implantation de pylones de télécommunications ( déjà évoqués) .

Pendant un temps des camions en transit venaient stationner la nuit dans le secteur en laissant les moteurs tourner . Plaintes légitimes des riverains privés de sommeil .

Puis ce fut le ballet incessant des gens du voyage venus stationner sur le moindre espace vacant , y compris au sein des entreprises quand les locaux étaient mis en vente . Le parking d'accés au parc de la Cousinerie fut régulièrement occupé : portique découpé à la tronçonneuse, sanitaires dévastés qui durent être démolis, branchements illicites sur les lampadaires en provoquant des pannes de courant  ....Comment ne pas comprendre l'exaspération des chefs d'entreprises . Il fallut multiplier les interventions pour obtenir des expulsions au coup par coup dans l'indifférence générale des pouvoirs publics . 

En 2017 ce parc d'activités communal auquel nous avions consacré tant d'énergie allait devenir métropolitain . Tous les parcs d'activités allaient être transférés à la toute nouvelle métropole . Une délégation d'élus métropolitains devait établir un diagnostic particulièrement élogieux de ce site en comparaison de plusieurs zones d'activités de la métropole parfois en friches . 

De longues discussions s'engagèrent avec les services métropolitains sur la maintenance et l'entretien des équipements ainsi délégués . Notamment de l'éclairage public  .

Des débats interminables nous occupèrent avec mes collègues  adjoints sur le plan de circulation réclamé par l'ESAT de l'APF qui souhaitait renforcer la protection  de ses salariés handicapés avec des mesures incompatibles avec l'activité des entreprises voisines ....

L'histoire s'achéverait presque pour moi avec ....une visite ministérielle en 2019 dans l'Arche d'oé . JY Le Drian , Ministre des affaire étrangères , en charge du commerce extérieur , était venu s'informer du travail effectué par l'entreprise Kerex  récemment agrandie  . Le maire fut convié . 

Jamais nous n'avions vu un tel déploiement de force de l'ordre et de personnalités dans "notre petite commune défavorisée " !!!!!

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Ministre, préféte, parlementaires ..... L'Arche d'oé à l'honneur sans aucune évocation ...des sujets qui pouvaient fâcher !!!

22 décembre 2020

5G ?

Au cours de ces 30 dernières années les élus auront dû accompagner une véritable révolution technologique dans le domaine des communications . Nous sommes passés du télphone à cadran , au minitel , aux téléphones portables , à la 4G et maintenant la 5 G.

 Le déploiment de la 5G fait actuellement débat . La commission citoyenne sur le climat souhaitait un moratoire . Le Président de la République s'y oppose . Et le Haut Conseil pour le Climat (HCC) ,saisi par le Sénat, vient de publier un rapport affirmant que le déploiment de la 5G allait augmenter les gaz à effet de serre du numérique et  la consommation d'électricité . Pas vraiment pertinent quand on prétend vouloir lutter contre le réchauffement climatique . 

Pas certain que les citoyens s'y retrouvent : quels services suplémentaires pourraient apporter la 5G ?  a quels coûts ? pour quels usages fondamentaux ( ex: médecine, santé ?) ... 

Selon le HCC le bilan carbone de la 5G (que l'on voudrait neutre en 2050) se verrait ajouter 2,7 millions à 6,7 milions de tonnes de CO2 en 2030. 

Le HCC évalue à environ 15 millions de tonnes d'équivalent CO2 l'empreinte du numérique soit 2% de l'empreinte carbone totale de la France (749 millions de tonnes de CO2) . ,ce qui correspond à l'empreinte du secteur aérien .

Pas évident non plus que ces chiffres parlent aux élus locaux sous la pression des opposants , mais aussi des usagers qui n'hésitent pas à venir se plaindre en mairie quand ils sont mal desservis . Des services et des équipements mais jamais de nuisances potentielles près de chez soi....

Je me suis livré à un petit cacul : en divisant la production supplémentaire de CO2 de la 5G par le nombre de département le surplus de CO2 dans chaque département serait en moyenne de 30000 à 75000 tonnes .

Pour disposer d'élements de comparaison  la chaufferie biomasse du Menneton à Tours (mise en service par la métropole début 2020) va effacer 19000 tonnes de CO2 par an pour un investissement établi à 21 millions d'euros . L'économie de CO2 réalise par les réseaux de chaleurs sur l'agglomération tournagelle s'élève à environ 100000 tonnes par an .

Un prochain article permettra d'évoquer comment sont gérés ces sujets sur le terrain par les élus locaux ....  

Site internet SIAEP

 

21 janvier 2021

Le pari du développement économique (2)

Avant d'engager la commune dans la création d'un parc d'activités économiques , nous allions consulter l'indéboulonable Jean Royer , maire de Tours, ancien ministre . Le projet que nous envisagions était en effet limitrophe de la ville de Tours, du quartier des Douets , et aurait nécessairement besoin d'un débouché sur la rue de Suéde située sur la commune voisine . 

Jean Royer accepta notre invitation et se déplaça en mairie de Notre Dame d'Oé pour échanger sur ce projet. C'était un samedi après midi . Il était grippé , une écharpe jusqu'au oreille ,l'air encore plus renfrogné qu'à l'acoutumée.

Quand je lui demandais quel partenariat pourrait s'établir entre nos deux communes sur le développement économique, en l'absence de toute intercommunalité, il me proposa de cautionner les emprunts que nous aurions à réaliser pour mener à bien ce projet et de nous partager le produit de la taxe professionnelle des entreprises qui s'implanteraient sur notre territoire . Une pratique qu'il avait déjà réussi à faire adopter par la commune de Parçay Meslay pour une zone d'activités voisine de la base aérienne . Une proposition qu'avait déjà accepté mon prédecesseur pour une future implantation de l'entreprise Nestlé en bordure du RD 29. Un marché de dupe que nous allions décliner .

A nos questions sur un éventuel débouché du parc d'activités oésiens sur la rue de Suéde , Jean Royer n'émit aucune objection et nous donna le feu vert pour lancer les études . Il n'était pas homme à tergiverser et sollicciter l'avis de ses collègues .

Avec l'aval de notre grand voisin ,nous allions donc nous lancer dans une étude et la viabilisation ( par tranches successives) du parc d'activités de l'Arche d'oé . Aucune référence biblique dans cette appellation mais la juxtaposition de deux toponymes du secteur : La Petite Arche et Notre Dame d'Oé .

Les travaux commençaient quand un élu de Tours Nord m'adressa une injonction d'arrêter les travaux . Sans doute alerté par les habitants du quartier voisin des Douets il voulait s'opposer à cette opération déjà très engagée.  Je constatais que la communication ne fonctionnait pas très bien au sein du conseil municipal de Tours . Jean Royer avait décidé seul, comme à son habitude, et n'avait pas relayé les conclusions de notre rencontre à ses collègues .

Il nous fallut reprendre des négociations , tout en faisant valoir l'accord du maire . 

Un compromis fut obtenu nous imposant la mise en place d'un feu tricolore au débouché du parc d'activités oésiens sur la rue du Suéde . Un investissement couteux de près de 300000 francs sensé sécuriser le passage des enfants vers l'école Perrochon voisine . Nous allions respecter cet engagement et implanter le premier et unique feu tricolore de la commune . 

Il fut démonté quelques années plus tard quand la ville de Tours décida de recruter des auxiliares de circulation chargés de la surveillance des élèves et de leur sécurité à la sortie des écoles .L'investissement imposé n'avait pas fait la preuve de son utilité .

Le conseiller municipal de Tours qui avait ainsi contesté les décisions de son maire connut quelque temps plus tard  des démélés avec la justice pour une sombre histoire  ... L'Arche d'oé allait pouvoir se développer sans aléas 

A suivre 

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Objet de longues discussions avec la ville de Tours : le débouché de l'Arche d'oé sur la rue de Suéde à Tours Nord .

21 décembre 2020

Faire son miel ....

Dans le cadre de son plan climat local la commune de Notre Dame d'Oé avait inscrit  la création d'un rûcher communal . Ce qui fut fait .Une dizaine de ruches a été implantée au parc de Mazières avec l'appui d'un syndicat d'apiculteurs . La métropole au parc de la Gloriette et quelques communes de l'agglomération ont ainsi développé de tels projets concourant à la préservation de la biodiversité (Berthenay, La Riche ...). Des entreprises aussi comme Chimex  dans l'Arche d'oé .

L'investissement n'est pas considérable puisqu' un essaim côute en moyenne 150 euros.Il faut compter autant pour une rûche . Il convient en revanche de disposer de compétences pour assurer l'entretien et la collecte du miel . D'où les partenariats passés avec des apiculteurs qui se chargent de gérer les ruchers et se réumérent sur la récolte . Malgré un suivi permanent la mortalité a nécessité des renouvellements de rucher au cours de ces dernières années . Nous allions aussi observer que les abeilles étaient parfois d'humeur vagabonde et quittaient la rûche pour voyager en groupe . Prévenu à temps l'apiculteur réusissait à récuperer l'essaim baladeur  ...mais pas toujours ...

Avant même que nous prenions l'initiative de ce rucher , les élus furent confrontés à un épisode inédit . Le locataire d'une maison communale en centre bourg  nous avait alerté en mairie sur la présence d'un liquide visqueux qui s'écoulait dans son salon sous la trappe d'une cheminée condamnée . Un fort bourdonnement était parfois audible dans la piéce . 

Les sapeurs pompiers furent appelés pour vérifier la situation . Ils découvrirent que des milliers d'abeilles avaient trouvé refuge dans le conduit de cheminée de la maison et en tapissaient toutes les parois sur plusieurs métres de hauteur .... Les locataires de la maison furent immédiatement évacués et le maire fut chargé d'établir un périmètre de protection autour de la maison , d'interdire la circulation dans le centre bourg .... 

L'un des pompiers avec qui j'avais pu échanger avant l'intervention devait m'expliquer que les abeilles étaient capables d'attaques en colonies . Les dessins animés de notre enfance où des essaims d'abeilles poursuivaient un coyote affolé n'étaient pas qu'une simple vue de l'esprit, sortie de l'imagination des dessinateurs ...

Heureusement l'opération se déroula sans incident . C'était au temps où les sapeurs pompiers assuraient encore ce type d'intervention , confiées désormais à des entreprises privées ...

Maire ...apiculteur ...

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Des petits pots de miel oésien produit au rûcher communal ....

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Abeilles fugeuses dans un arbre du parc de la mairie .....

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18 décembre 2020

Sapins de Noel ?

Nous ferionsbien le pari que d'ici la fin du mois la presse locale  publiera des articles sur "Que faire de nos sapins de Noel ?" . Grande question existentielle qui revient à la une chaque année !!!

Pour obtenir toujours les mêmes réponses des services de la Métropole :

- on les découpe un peu et on les dépose dans la poubelle verte dont sont équipés tous les foyers en habitat individuel

- on les emmène dans l'une des 7 déchetteries 

- quand ils ont des racines on les replante ou on les donne à replanter aux services espaces verts de sa commune

Nous avions expérimenté il y a quelques années des points de collecte communaux pour les broyer sur place . Une pratique qui a dû être abandonnée car beaucoup trop couteuse pour le faible volume déposé sur chaque site ( personnel, déplacement et mobilisation du matériel ...) . de bonnes mauavaises idées quand on ne veut pas que les imôts augmentent . 

Il fallut aussi renoncer aux bennes à déchets verts implantés dans les communes . Elles devinrent très vite de mini déchetteries où les sapins se mélangeaient avec les encombrants et déchets divers ...

Mais il parait qu'il ne faudrait plus faire sapins et respecter la tradition ...pour sauver la planète ???

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14 janvier 2021

Cheval dans la Ville (3)

Suite et pas fin ...

Après la mise au repos d'Hardy et Gouverneur , le conseil municipal décida de poursuivre ce beau projet et se mit en quête d'un nouveau cheval . Nous allions poursuivre notre partenariat avec les Haras nationaux à qui nous avions confié la recherche d'un nouvel animal adapté au travail en zone urbaine .

Le Haras de Blois ayant été fermé en 2006 c'est une antenne d'Amboise qui proposa ses services . 

Lors d'un après midi sur le terrain élus et agents municipaux concernés allaient découvrir Ariane . Une jeune jument bretonne que les Haras nous conseillaient d'acheter . Elle nous fut présentée dans divers  exercices pour démontrer sa docilité et sa bonne adaptation aux travaux qu'elle aurait à effectuer en Oésie . Elle fut testée dans des situations pouvant susciter des peurs chez l'animal ( notamment en situation bruyante) . 

L'affaire fut conclue et Ariane put rejoindre l'écurie municipale .

Après quelques mois de service Ariane révéla un caractère et un comportement impétueux . La jeune jument dont l'activité physique était sans doute insuffisante ne supportait pas d'être à l'arrêt . Une posture pourtant nécessaire quand les agents utilisaient ses services pour arroser, ramasser des feuilles ou des branchages . Il devenait de plus en plus difficile de l'approcher le matin pour l'arnacher . 

Le haras fut appelé à la rescousse . Ariane fut reprise en main lors de stages à Amboise . Malheureusement le dressage un peu vigoureux qui lui fut proposé ne devait rien arranger . 

Araine provoqua deux accidents : en ruant dans ses brancards elle brisa le pied de sa meneuse - en démarrant à toute allure pour aller défoncer la cloture d'un pavillon .Le principe de précaution imposait de prendre des décisions .

Malgré les conseils avisés des Haras nationaux le cheval recruté comme agent territorial ne pouvait convenir  pour des activités en ville notamment avec des enfants .

Ariane fut revendue à un meneur d'attelage dans le Massif Central . Les dernières nouvelles reçues confirmaient que la Bretonne se portait bien et que ses nouvelles activités ( plus fatigantes) l'avaient rendue plus docile ...

A suivre 

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La belle Ariane lors des essais aux haras nationaux d'Amboise 

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Sur le départ vers l'écurie oésienne 

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Travaux d'entretien et mariages au programme de la jument bretonne 

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17 décembre 2020

Métropoles : un bilan peu convaincants selon la cour des comptes ?

Dans un article du journal Le Monde du 16 décembre la Cour des Comptes considére que cet échelon métropolitain  n'a pas l'efficacité attendue . 

Plusieurs  constats:

- un statut généreusement accordé à certaines agglomérations éloignées des critères des métropoles européennes

- la mutualisation des services qui n'a pas significativement augmenté 

- la centralisation et le poids de la région parisienne

- les métropoles n'entrainent pas dans leur sillage le reste de la région 

Un rapport bienvenu dans le contexte de crise des "gilets jaunes" où il faut bien rechercher des responsables non étatiques .

Encore un rapport qui restera confidentiel , dont les citoyens n'entendront pas parler , sinon à travers le filtre de journaux nationaux .

Il faudrait lire ce rapport pour en connaitre les détails . Mais ces jugements hâtifs et globalisés sont toujours surprenants quand on place sur un même plan des métropoles disposant d'une longue expérience intercommunale et d'autres de création très récente .

Tours Métropole a vu le jour en 2017 et ne peut pas  présenter des bilans comparables à des interco urbaines bien plus anciennes . Dans la période qui a précédé les élections municipales de 2020 le travail colossal accompli en Touraine consistait à organiser les nouvelles compétences, intégrer et transférer des personnels, surmonter les obstacles administratifs ...Quelle évaluation ?

Des projets étaient en devenir comme "les contrats de réciprocité" pour établir des partenariats entre la métropole et les communautés de communes de tout le département . Une première en France qui nécessitait un peu de temps pour devenir opérationnelle . 

L'article de presse ne dit pas si la Cour des Comptes évoque le contexte dans lequel ces métropoles nouvelles ont dû évoluer depuis les votes de 3 lois successives entre 2014 et 2015.  

Evoque t'elle par exemple  la baisse des dotations d'Etat aux collectivités  pour rétablir les grands équilibres budgétaires nationaux  , le dispositif dit de Cahors encadrant les dépenses, l'approche des élections municipales avec des modifications statutaires sur la composition des conseils métropolitains ??? Quel impact de ces décisions nationales sur les investissements et le fonctionnement jugés insatisfaisants ?

Evoque t'elle la double tutelle qui s'exerce désormais entre l'Etat et les Régions sur ces métropoles alors même que la loi prévoyait que ces différentes  strates traiteraient  d'égal à égal ? 

Evoque t'elle l'obligation faite et le temps passé à rechercher des coopérations territoriales jamais stabilisées par le législateur ? Exemple :l'obligation de constituer une structure supplémentaire de droit privé ( Société Publique Locale) pour la construction d'un centre de tri des déchets qui nécessitera sans doute près de 5 ans de travail pour voir le jour ?

L'organisation territoriale de la République est toujours en débat car ce chantier demeure  inachevé . Au delà des constats quels sont les propositions de la Cour des Comptes ???

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11 janvier 2021

Cheval dans la ville

Pendant un quart de siécle les chevaux de trait ont retrouvé droit de cité à Notre Dame d'Oé . Les révolutions agricole et  industrielle avaient chassé ces animaux de nos villages . On se souvient qu'enfants nous allions encore observer le maréchal ferrant au travail dans nos villages .  Les anciens Oésiens se souvenaient des chevaux rentrant des champs dont on allait laver les sabots au lavoir . Puis du ramassage des déchets avec une charette dans les années 50.60...

L'idée de réintroduire le cheval dans la ville m'était venue  en lisant une revue territoriale qui consacrait un article à une expérience conduite à Rambouillet . Pendant une vingtaine d'années  un cheval boulonnais avait été utilisé comme outil écologique pour l'entretien de la ville . 

Je devais soumettre cette proposition aux Haras de Blois ( avant que des restrictions budgétaires ne conduisent l'Etat à fermer cet établissement national). Une idée jugée séduisante qui nous permit d'être accompagnés et conseillés . L'utilisation du cheval dans les communes ne pouvait que contribuer à la sauvegarde de ces races en voie de disparition , ou vouées à la boucherie .... Une Fédération Nationale des Chevaux Territoriaux allait ainsi se constituer pour encourager les communes dans de tels projets .

Le conseil municipal me suivit dans cette démarche et valida l'acquisition d'un premier cheval . Nos recherches nous  dirigérent vers un marchand de chevaux à Amboise , M.Lebleu . Sur ses conseils nous irons à la rencontre d' un petit exploitant agricole de Chisseaux , qui avait un jeune percheron à vendre . Il se nommait Gouverneur: robe foncée presque noire , un peu pommelée , très docile ...

Le dispositif emploi jeune nous permit de recruter avec l'aide de l'Etat , une jeune fille en insertion , passionnée par les animaux et disposant des compétences requises pour s'occuper du puissant animal . Une écurie fut construite par les agents municipaux derrière la mairie . Du matériel fut acheté et récupéré dans des fermes ,dont une superbe charette bleue utilisée par le passé dans nos campagnes .Des prés abandonnés furent loués sur la commune pour permettre le pacage .

L'arrivée de Gouverneur allait très vite suscité l'enthouisasme chez les enfants , mais aussi les plus anciens qui se remémoraient les temps anciens . Moins onéreux qu'un tracteur et moins polluant Gouverneur allait participer à de nombreux travaux d'espaces verts ( élagages, arrosages...) . Apportant de la convivialité, un certain lien social avec les habitants qui le rencontraient en allant en course ou sur le chemin de l'école . Un projet pédagogique avait été élaboré pour interesser les enfants des écoles et des centres de loisirs . Le cheval participait à diverses animations , à la distribution des colis de Noel aux Ainés oésiens, aux mariages ..... Un projet emblématique qui fut très rapidement médiatisé avec de nombreux articles de presse et émissions de télévision . De quoi sortir cette commune de banlieue d'un bel anonymat .... 

Ce projet suscita la curiosité d'autres élus dont celle de mon ami et voisin Jean Germain , maire de Tours . Lors d'un repas en commun il m'interrogea sur le fonctionnement mis en place,  les investissements à réaliser, la formation du personnel ....Quelques temps plus tard, il devait décider de mettre en place une police montée , expérimentée et formée au parc de la Cousinerie, puis une caléche touristique dont les déplacements étaient gérés par Fil bleu , la compagnie de transport urbain tourangelle .

C'était au temps où le réseau de transport collectif  desservait très mal notre commune avec l'obligation d'une correspondance à la Petite Arche à Tours Nord . Je fis part au directeur de Fil bleu de mon souhait d'organiser une navette à cheval entre Notre Dame d'Oé et Tours Nord  pour pallier aux lacunes de desserte ... Comme il en existe par exemple au Mont Saint Michel .Il ne gôuta guère la plaisanterie et s'interessa par la suite à l'amélioration de cette ligne de bus 56.

 A suivre ...

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L'arrivée de Gouverneur en Oésie 

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Gouverneur

 

 

16 décembre 2020

Seconde vie ....

Dans un supplément du journal le Monde les journalistes parisiens s'extasient devant l'univers de la seconde main qui aurait progressé de 22% depuis 2014 selon l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maitrise de l'énergie). On va sauver la planéte !!!!

Je suis toujours surpris de ces chiffres sur l'économie circulaire sachant que la seconde vie des objets semble difficilement quantifiable . Ce marché ne résume pas aux seules ressourceries ou recycleries qui se sont développées ces dernières années mais qui existaient de longue date  ( cf Emmaus).Ni à la croissance des ventes en ligne sur des sites dédiés.

Dans un passé pas si lointain les vêtements ne se jetaient pas .Notre génération se souvient que les vêtements qui coutaient fort chers servaient à toute la fratrie, avant d'être donné aux amis ou aux voisins . Une pratique qui perdure sans qu'il soit possible d'en mesurer l'impact .

Voilà bien longtemps dans nos communes que les objets dont on veut se débarasser ne sont pas jetés mais remis dans le circuit grace aux vide-greniers qui connaissent un vif succés depuis des décennies . Le plus grand réseau de recyclage d'objets de toute nature qui connaissent ainsi une double, triple, quadruple vie .... 

Sur notre commune grace à des bénévoles cette économie circulaire a pu être encouragée avec les vide greniers du comité des fêtes , les vide tiroirs des couturières et des pêcheurs, la foire au livre du COS et de la bibliothéque  municipale , les bourses aux jouets et aux vêtements des Bambinos d'oé .

Rien ne se jete ....

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8 décembre 2020

1607 heures

C'est le temps de travail légal des agents de la fonction publique territoriale depuis le passage de la semaine à 35 heures . Un sujet qui fait encore polémique en 2020 puisque le Parquet National Financier  vient (enfin !!!) d'épingler Jean Claude Gaudin ,ancien maire de Marseille pour détournement de fonds publics par "négligences" dans la gestion du personnel communal.

Tous les élus de ce pays partageaient de longues dates un secret de polichinelle concernant le temps de travail des municipaux dans certains collectivités dont Marseille . Des territoires où les organisations syndicales, devenues agents électoraux , obtenaient des avantages non négligeables en l'échange d'un soutien affiché aux élus locaux  . Donnant donnant !!!

Toutes les entreprises nationales avec lesquelles nous avons pu  travailler  nous expliquaient les multiples entorses au code du travail et parfois au code des marchés publics dans la cité phocéenne. Notamment dans les services de collecte des déchets où certains services ne travaillaient pas plus de 5 heures par jour . Normal !!! 

Pour les 12000 employés municipaux marseillais le temps de travail était fixé ,selon le PNF, à 1567 heures par an ,1092 à la direction de la productivité, 800 heures au Samusocial ....Ce systéme était complété par  l'octroi d'un forfait de 25 à 36 heures supplémentaires par mois . Malgré les alertes répétées de la Chambre Régionale des Comptes 453000 heures de travail auraient été perdues par an ( équivalent de 300 emplois) et 10 millions d'euros . 

J'évoque ce sujet car les maires et les élus sont aussi des gestionnaires de ressources humaines . Une dizaine d'agents  pour moi quand je pris mes fonctions en mairie en 1989, plus de 60 quand je suis parti  en 2020. Mais aussi près de 500 territoriaux  en responsabilité à la métropole . Bien evidemment ces agents et leurs délégués défendent légitimement leurs droits et ne manquent pas de faire référence aux pratiques de certaines communes qui agissent en dehors des régles statutaires nationales ... Pas facile d'expliquer qu'en exerçant les mêmes métiers les personnels de toutes les collectivités de ce pays, sous un même statut national ,ne soient pas assujetis aux même régimes ...

Dans la métropole tourangelle  l'intégration de centaines d'agents dans l'intercommunalité avait démontré quelques  écarts entre les agents venus des 22 communes , dont les maires s'étaient montrés plus ou  moins généreux au fil du temps . En accordant ici ou là des jours de congés supplémentaires,des jours fériés pour des fêtes locales ... dont " la journée du maire " ,coutumes assises sur aucun texte légal . Mais rien qui ne puisse être surmonté . L'harmonisation statutaire fut acquise .Même  si 44 réunions me furent nécessaires en 2002.2003 pour constituer le service commun de collecte des déchets 

Car les entorses à la régle, connues de tous, et notamment des services de l'Etat (sensés exercer leur contrôle de légalité) contribuent à jeter le discrédit sur les fonctionnaires,faciles boucs émissaires de tous les maux de l'économie française .  C'est pourquoi je dénonce avec vigeur le clientélisme politique que vient de mettre en lumière le PNF à Marseille après des décennies de laisser faire . 

Dans la métropôle tourangelle lors de négociations en CTP,de mouvements de gréve , les délégués syndicaux territoriaux ne manquaient jamais , avec une certaine ironie, de rappeler les avantages "acquis" sur certains territoires .  Je tiens à les remercier d'avoir toujours compris mon propos visant à faire respecter le satut rien que le statut .

Contrairement à certains  discours politiques démagogiques ,la très grande majorité des fonctionnaires territoriaux se lévent tôt et travaillent beaucoup . Après 31 ans de mandats je peux témoigner de leurs compétences, de leur dévouement, de leur engagement au service du public ...Le confinement du printemps  a mis en évidence le travail indispensable des agents territoriaux pour garantir la collecte des déchets, assurer la production et l'alimentation en eau potable.... Aucun ne rechigne à rester tard le soir, venir travailler le week end quand un événement survient .....

On suivra avec intérêt les suites judiciaires réservées à M.Gaudin .... 81 ans .

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6 décembre 2020

Illuminations ....

Voilà  un nouveau sujet de polémique bien Français . Faut il supprimer les sapins et les illuminations de Noel pour lutter contre le réchauffement climatique ? Pendant ce temps 10000 km2 de forêt amazonienne ont été rasés en moins d'un an au Brésil .....dans l'indifférence absolue .

Les illuminations font partie des traditions et chaque commune s'efforce de contribuer à la fête . Sans forcément de surenchère car les investissements sont couteux tout comme les coûts d'installation de ces matériels , dont il faut assurer la maintenance , et s'adapter aussi s'adapter aux nouvelles technologies moins énergivores ( leds) .

L'offre de matériel peut faire rêver . Un petit tour au Salon des maires annuel à Paris  permettrait de dépenser des centaines de milliers d'euros tant les propositions d'équipements et les produits  sont superbes .

A Notre Dame d'Oé ,pour ne pas grever le budget communal ,les premières illuminations furent fabriquées par le personnel communal et quelques bénévoles .... Pensée pour Raymond qui avait notamment contribué à la réalisation d'une grande guirlande , longtemps implantée à l'entrée du bourg ,représentant le petit village du logo communal ..... Progressivement le matériel fut renouvelé par tranches annuelles successives ....Près d'une dizaine de millier d'euros par an ....

La communauté d'agglomération , sur proposition de Jean Germain ,décida d'aider les communes par l'attribution d'un fonds de concours annuel en fonction de la taille démographique des collectivités . Ce type d'équipement ne figurait probablement pas dans les compétences de la communauté d'agglomération , mais la subvention était toujours la bienvenue .Notre Dame d'Oé percevait ainsi 3 à 4000 euros . Une somme qui couvrait a peu près les frais d'installation et de démontage des équipements par une entreprise spécialisée et homologuée . Attention en effet aux risques électriques et à la possibilité de plonger les communes dans l'obscurité au moindre dysfonctionnement .

A la fin des années 90 pour encourager les particuliers à participer à la fête nous avions organisé Le festival des lumières récompensant les plus belles maisons illuminées .Comme pour le concours des maisons fleuries . L'idée m'était venue lors d'une visite au Québec en 1994 dans le cadre d'un jumelage . Mes hôtes québécois nous avaient conviés au Festival des Lanaudières à Joliette . Dans cette petite cité une débauche et une féérie de lumières absolument fabuleuse ..... A mes questions sur les coûts nos amis nous expliquèrent que l'hydroélectricité produite au Canada était très peu chère et permettait une telle profusion d'illuminations tant sur le domaine public que chez les particuliers .

L'adoption d'un Plan Climat local nous incita à renoncer à ce projet quelques années plus tard pour éviter d'encourager les consommations d'énergie . 

La tradition perdure et les entreprises qui commercialisent ces produits n'ont jamais connu un tel afflux de commandes qu'en 2020 .  Histoire sans doute de chasser la morosité et le contexte si particulier engendré par la COVID 19 ....

Je n'ai jamais mesuré quelle était la surconsommation électique provoquée par ces illuminations de fin d'année sur une commune telle que la notre ...A faire ...pour éclairer le débat .

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 Au salon des maires ....

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 Le petit village oésien ....

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A Joliette ....Lanaudière ...

19 décembre 2020

Au bois des Hâtes ....

Les joggeurs nombreux à parcourir les sentiers du bois des Hâtes et passent devant la gentilhommière ,propriété de la ville de Tours, ignorent sans doute que fut  fondée en ces lieux  la communauté d'agglomération Tours plus (devenue Tours métropole en 2017). Dans une clairière ...moins célébre que celle de Rethondes ...

Jean Germain ,y réunissait chaque semaine ,le vendredi soir , les maires de l'agglomération qui allait se fédérer pour constituer la communauté d'agglomération . Pendant près d'un an en 1999- 2000.  De longs échanges précédaient un repas pris en commun pour tisser des liens et se comprendre . Autour de la table toutes les senbilités politiques étaient représentées . Des élus qui avaient déjà appris à travailler ensemble au sein d'un syndicat intercommunal (le SIVOMAT) après des années d'immobilisme et le refus de toute intercommunalité de projet . Jean Germain avait même réussi le tour de force d'associer à ces travaux Robert Pouziou, maire de Saint Avertin , conseiller général, qui jusqu'alors éructait et quittait les réunions préfectorales quand les services de l' Etat abordait ces sujets . 

Il y avait aussi Moïse Maillet, maire socialiste de Larçay, le sénateur RPR Leclerc ,maire de la Ville aux Dames , qui décidèrent ,avec regret ,de ne pas rejoindre la communauté d'agglomération pour adhérer à la communauté de communes de l'Est tourangeau.

Avec patience et virtuosité politique Jean sut faire adopter des statuts, une charte de gouvernance de la future communauté d'agglomération  , à l'unanimité , malgré les réticences de certains ( ex :Marie France Beaufils pour Saint Pierre des Corps) voire les oppositions ,y compris dans sa propre famille politique . Rares furent les fois ou Jean perdit son calme malgré les positionnements toujours surpenants de son ami Alain Michel , maire de La Riche . 

La charte de gouvernance qui fut adoptée  servit de base au fonctionnement de cette intercommunalité durant une vingtaine d'année . 

Pour faire accepter ce projet ,rassurer les hésitants,Jean avait su habillement réduire la représentativité de la ville de Tours au sein du conseil communautaire . Des principes forts avaient été actés ; subsidiarité, égal traitement des communes membres, recherche du consensus, refus de toute fiscalité nouvelle ,représentation de toutes les sesnibilités politiques dans l'executif communautaire ...Des engagements négociés qui furent totalement respectés .

A cette époque le législateur avait eu la bonne idée de ne pas se mêler de l'organisation dont souhaitait se doter les communautés d'agglomération et les communautés urbaines . Les lois territoriales de 2014-2015 sont malheureusement venues fixer des régles (ex: composition des conseils métropolitains) dont on commence à percevoir les effets négatifs quelques mois après les municipales de 2020.

Comme le disait Jean : pour faire le choix d'un équipement nécessaire à la population les élus ne sont ni de droite, ni du centre ,ni du sol ou du plafond ....Sans perdre de leurs convictions fondamentales les élus tourangeaux ont su dépasser les débats politiciens dans l'intérêt général . Une méthode bien éloignée de celles observées dans de nombreuses agglos où la loi du plus fort, celle de la ville centre, s'impose à tous de façon brutale .

Cette cogestion assumée, poursuivie par son successeur et ami Philippe Briand entre 2014 et 2020, avec l'accord et le soutien  de tous les maires, permit enfin , avec beaucoup de retard , de faire naitre une intercommunalité dynamique au bilan incontestable .

La méthode était bien celle du dialogue, de la concertation, du respect de tous, et du travail collectif . 

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1 décembre 2020

15 mars 2020

La lecture du premier bulletin municipal de cette mandature et le débat engagé sur l'éventuel report des élections régionales prévues en 2021 me remémorent ce dimanche 15 mars 2020 date  des élections municipales .

Ces élections devaient être l'occasion de faire la fête pour le passage de témoin avec mon ami Patrick Lefrançois qui conduisait la liste victorieuse. C'était aussi la première fois que mon petit fils allait pouvoir voter ....

Mais ce fut une journée d'anxiété ,comme les jours qui précédèrent le scrutin. Pas facile de garantir la sécurité des citoyennes et des citoyens invités à venir voter alors que les élections avaient été maintenues malgré la COVID 19 qui sévissait déjà à travers le monde depuis des semaines .

Les élus et les services municipaux mirent tout en oeuvre pour respecter les consignes . Bien dérisoires au regard des restrictions décidées au cours des deux confinements décidés nationalement .  Un sentiment mélé de colère et de fatalisme .

Présidents et assesseurs, agents chargés de l'accueil assurérent le travail ....sans masque .Il n'y en avait pas et d'éminents ministres soulignaient que ce n'était pas nécessaire . Aucun d'entre nous , ni aucun électeur ne fut semble t'il contaminé . Mais tel ne fut pas le cas dans de nombreuses communes où des maires et assesseurs furent victimes du virus .

Des élections maintenues pour décider la semaine suivante de reporter l'élection des maires désignés dés le premier tour ..... Des maires qui seront désignés 3 mois plus tard , d'autres à l'automne .... Il fallait monter au front ...en urgence !?

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28 novembre 2020

Rénovation énergétique ...

Dans un rapport publié le 24 novembre le Haut Conseil pour le climat suggére diverses pistes pour accélérer la rénovation énergétique des bâtiments . (18% des gaz à effet de serre).Chacun y va sa surenchère ,l'Etat ,les régions ..... La gouvernement a annoncé la volonté d'atteindre 500000 rénovations par an pour atteindre un parc à niveau BBC (bâtiment basse consommation) d'ici 2050.. Ce qui suppose des rénovations globales d'un côut moyen estimé à 70000 euros par logement ....

Alors que les subventions et aides publiques aux particuliers  atteignent en moyenne 15000 euros en France , jusqu'à 48000 euros en Allemagne .

Il faut savoir que le rythme actuel est de 60 à 70000 rénovations  par an .

Dans la métropole tourangelle le Schéma Directeur de l'Energie que j'avais publié avec les services avant les municipales prévoyait de multiplier par 10 sur 10 ans le rythme des rénovations . Il faudrait passer de 350 logements rénovés en 2020 à 3500 par an jusqu'en en 2030.Un objectif qui pouvait paraitre insuffisant à certains observateurs mais qui apparaissait déjà difficilement atteignable aux bureaux d'études et aux élus qui avaient planché sur le dossier lors de longues séances de travail .

Pour financer un tel programme l'investissement nécessaire avait été chiffré à 1 milliard sur 10 ans soit 100 millions par an de fonds publics et privés . Quand on sait que l'investissement total de la métropole tourangelle se situe aux environs de 40 millions par an ...... Que l'aide de l'Etat prévue au plan de relance national est évaluée à 13 milliards d'euros ..... Par comparaison la métropole de Lyon( 3 éme française) investissait globalement 464 millions d'euros par an . Elle vient de réduire la voilure à 230 millions en 2021  pour faire face aux répercussions de la crise sanitaire .

Sans compter le travail conséquent à entreprendre dans les bâtiments publics dont certains mériteraient d'être totalement reconstruits pour répondre aux normes BBC.

Sans compter l'effort à poursuivre pour structurer les filières professionnelles, former les salariés et rendre les métiers du bâtiment ...attractif .

C'est dure d'avoir des ambitions quand la sitaution financière vous raméne aux dures réalités ....!!!

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Les potins de la com...maire
  • Après 31 ans de mandat de maire à Notre Dame d'Oé, 20 ans de mandat métropolitain mes amis, mes proches m'ont demandé de publier quelques souvenirs et anecdotes sur la vie quotidienne d'un élu. des expériences, des histoires vécues, des événements locaux..
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