Les réseaux sociaux font état d'une mobilisation des parents d'élèves oésiens qui s'opposent à la fermeture d'une classe dans leur école .
Un scénario qui se répéte de temps en temps même si ,sur la période passée, le nombre d'ouvertures fut supérieur aux fermetures .
Pour deux raisons : la pénurie d'enseignants mis à disposition des Directions Départementales de l'Education Nationale ( qu'on appelait autrefois Inspection Académique) et le rythme de constructions nouvelles sur nos communes .
Pas besoin d'épiloguer longtemps sur le premier point pour savoir que les enseignants sont difficilement remplacés en cas d'absence et que les recrutements deviennent de plus en plus complexes. Chaque année le DASEN râcle les fonds de tiroirs pour répondre aux besoins . Idem dans le secondaire où la communauté éducative s'oppose au retour des groupes de niveau en 6 éme et 5 éme alors même que les emplois du temps sont surchargés et que de nombreux postes ne sont plus pourvus .
Le second probléme résulte aussi des politiques nationales concernant le logement . Le nombre de logements neuf construits depuis 2017 s'est effondré notamment dans le logement social ( voir le récent rapport de la Fondation Abbé Pierre qui dénonce ces années noires ). Pas difficile de comprendre ,si le rythme de construction diminue, que la population se renouvelle moins vite ,que le nombre d'enfants qui partent au collège est plus importants que ceux qui arrivent en primaire ou maternel . La baisse observée de la natalité ne va arranger la situation si bilan migratoire et bilan naturel cumulent des effets négatifs ..Qu'on se rassure le Président s'en occupe !!!
Un phénoméne qui s'aggrave quand les taux d'intérêt sont élevés,raréfie le crédit en pénalisant d'abord les jeunes couples . L'accession à la propriété s'effectue plus tardivement à un âge où les enfants terminent leur cycle primaire et partent vers le secondaire .
On sait par expérience que la relative stabilité scolaire observée à Notre Dame d'Oé au cours des 3 dernières décennies nécessite la mise sur le marché d'une quarantaine de logements en moyenne par an .C'est pourquoi des programmes de construction ont été étudiés par anticipation (ex: La Borde) . Malheureusement la crise immobilière retarde l'installation des ménages attendus .
J'ai dénoncé bien des fois les méthodes de l'Education Nationale qui établissent leurs prévisions d'ouverture-fermeture prés d'un an à l'avance sans tenir compte des situations locales, sans écouter les élus qui savent mieux que quiconque comment va évoluer leur commune . Des élus qui sont en revanche mal informé par l'Etat quand des projets les concernent . A titre d'exemple j'ai cherché à savoir, en vain , le nombre de famille de militaires qui quitterraient notre collectivité quand la Base Aérienne déménagerait . Même sous couvert d'anonymat l'information était ....classée secret défense . Pas facile d'obtenir des prévisions fiables avec de tels aléas et événements potentiels ayant un impact certain sur les effectifs scolaires .
Comme nous n'avons cessé de le demander l'Education Nationale ne travaille pas dans la pluri annualité ,en tenant compte des évolutions à moyen terme . On sait qu'entre le permis de constuire d'un groupe d'habitations et l'émménagement il peut s'écouler un temps ... inconnu en fonction de beaucoup d'aléas . Mais le maire sait avec certitude que de nouvelles familles avec enfant vont s'installer . Il peut même ,comme nous l'avons fait privilégier l'attribution de logements à des jeunes couples avec enfant ...ou en âge d'en avoir pour influer sur les entrées à l'école .
Cette vision pluriannuelle permettrait d'anticiper et d'éviter le yoyo académique qui ouvre une classe une année pour la refermer peu de temps après ....ou inversement . Les articles ci dssous témoigne de ces aberrations liées à l'absence de planification dans la durée ...
En 2002 on annonçait ici une ouverture de classe ....en septembre 2004 la fermeture ....

